Siteofficiel de la Ville de Péronne. Retrouvez toute l'actualité, l'agenda culturel, les démarches administratives et les grands projets en cours.
modifiéespar la Loi du 20 juillet 2011. Les ventes sont dirigées par un COMMISSAIRE PRISEUR habilité qui commence les enchères par une mise à prix fixée par lui en fonction de la valeur estimée de l’objet. Les acheteurs sont invités à examiner préalablement les biens pouvant les intéresser lors de leur exposition préalable.
Commissairepriseur judiciaire Vente aux enchères Aguttes Neuilly Mardi 10 mai 2022, 14h30 Commissaire-priseur habilité : Claude Aguttes Exposition sur rendez-vous Gennevilliers Au +33 (0)6 69 33 85 16 À partir du lundi 2 mai Important : les conditions de vente sont visibles en page 8 et à la fin du catalogue à partir de la page 70.
Lentreprise, une société anonyme qui fonctionne un peu comme une coopérative, est dirigée par un directoire et un conseil de surveillance. Le directoire est présidé par Dominique Le Coënt - de Beaulieu, commissaire-priseur à Senlis, assisté de Laurent Thomas et Philippe Revol. Passionné de nouvelles technologies, maître Le Coënt - de Beaulieu est le moteur de la
LaSablaise Enchères est une salle des ventes située aux Sables d’Olonne dirigée par Marie-Charlotte Lagrange, Commissaire – Priseur Judiciaire et Habilité. Elle vous accompagne et vous conseille pour : Expertiser vos biens; Vendre vos biens; Acquérir un bien; Contact au 02 51 96 78 51. Les expertises gratuites sont désormais sur
Vay Nhanh Fast Money. Lorsque le visiteur se promène à Bordeaux, il y voit d'abord une ville à l'architecture ancienne grandiose, digne d'une capitale mais aussi un musée d'art contemporain spectaculaire, le CAPC _ il fut dans les années 1990 l'un des plus novateurs de France _ et, enfin, la présence forte d'une bourgeoisie. Autant d'éléments qui laisseraient supposer que le marché de l'art y est particulièrement actif. Et pourtant... A entendre les commissaires-priseurs du cru, comme aujourd'hui partout dans les régions, la demande concerne des pièces de valeurs relativement modestes _ inférieures à euros _ et l'offre tient à d'anciennes collections. Quatre maisons des ventes sont installées à Bordeaux dont deux se partagent le leadership, l'hôtel des ventes aux enchères des Chartrons et l'étude Jean-Dit Cazaux. Eric Lacombe est un des commissaires-priseurs associés de l'hôtel des ventes aux enchères des Chartrons, sur le quai du même nom installé à la place d'une ancienne distillerie de rhum aujourd'hui disparue, Bardinet. Le fonctionnement de l'étude correspond à celui d'une activité généraliste. Une vente chaque semaine sans catalogue et une fois par mois une vente plus haut de gamme accompagnée d'une plaquette qui reproduit les lots les plus importants. Parmi ces derniers mis en vente récemment figure une peinture abstraite de l'artiste français d'origine russe, Lanskoy, estimée euros. Elle n'a pas trouvé preneur. Le commissaire-priseur explique que Bordeaux est une ville finalement assez fermée où les goûts s'orientent surtout vers un marché classique ». Quant aux meubles, les plus beaux intérieurs sont ceux des châteaux des propriétés viticoles et il faut vraiment des circonstances exceptionnelles pour que leur contenu soit dispersé. Les successions sont bien organisées et les meubles de grande valeur sont partagés entre héritiers », observe Eric Lacombe. Les objets restent donc dans les familles, à l'abri des regards indiscrets et du marché. Les Bordelais apprécient le style du cru et l'histoire locale. Ainsi, récemment, une carte géographique représentant la ville en 1755, commandée par le grand intendant de la Guyenne Tourny _ une allée porte son nom dans la ville _, a été adjugée pour euros. L'identité régionale passe en priorité par un type précis de meubles le mobilier de port. Bordeaux, port d'estuaire servait de liaison entre la Gascogne et l'outre-mer d'abord dans le commerce du vin au XVIIe siècle puis des esclaves au XVIIIe siècle. Pour ne pas revenir vides, les bateaux étaient lestés par des billes de bois exotiques principalement d'acajou. Au XVIIIe siècle, Bordeaux est une ville très riche et les familles prospères font fabriquer les meubles de port _ en bois massif exotique _ considérés comme les plus beaux de France à cette époque. La cote de ces meubles aujourd'hui recherchés bien au-delà de la région bordelaise dépend de leur état de conservation, du galbe général de la pièce _ les plus galbées sont les plus appréciées _ et du travail de moulure. Selon le commissaire-priseur, la typique commode galbée Louis XV se négocie entre et euros. Une valeur stable depuis plusieurs années. En revanche, les armoires du même style, dont les habitants des villes trouvent plus difficilement l'usage à cause de leur format imposant partent pour à euros. L'étude dirigée par Christian Jean-Dit Cazaux date du XIXe siècle mais elle est installée depuis plusieurs années dans un immeuble moderne de la rive droite de la ville. Le commissaire-priseur confirme la timidité des achats locaux. Les objets exceptionnels sont vendus à des amateurs parisiens ou étrangers. Internet est devenu un outil indispensable et nos catalogues sont désormais systématiquement en ligne. Cependant, à Bordeaux, une tradition de la collection subsiste. » Selon le commissairepriseur, elle s'oriente de manière assez originale entre autres vers l'argenterie ancienne. Si les achats moyens en la matière s'élèvent à euros, on a vu des ménagères très complètes vendues à des Bordelais jusqu'à euros. »A Bordeaux, on apprécie aussi les porcelaines de la Compagnie des Indes, utilisées à des fins décoratives. L'assiette à décors de fleurs à dominante rouge fabriquée en Chine au XVIIIe siècle pour le commerce occidental se négocie en moyenne pour 150 euros. Si ce thème de collection peut sembler désuet, il est en fait un témoignage avant-coureur de ce qu'on appelle aujourd'hui la mondialisation. Bordeaux était alors un des grands relais des échanges transcontinentaux.
PAPEETE, le 8 février 2016. Comment se passe une vente aux enchères ? Qu'y trouve-t-on ? Peut-on faire des bonnes affaires ? Me Serge Léontieff, commissaire-priseur, nous livre ses explications et ses conseils. Que peut-on acheter dans une vente aux enchères ? Tout le monde peut enchérir. Il existe deux types de vente. Le commissaire-priseur peut vendre des biens meubles d'entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire. "Pour recouvrir les créances de la société, tous les biens meubles seront vendus", explique Serge Léontieff, commissaire-priseur. "Si c'est une grande société, la vente aux enchères aura lieu sur place. Sinon, elle aura lieu à la salle des ventes à Patutoa, à Papeete." Le commissaire-priseur est aussi amené à vendre des biens saisis par les huissiers chez des particuliers qui ont des créances impayées. Dans ces cas, les biens sont emmenés à la salle de vente aux enchères. Enfin, il peut y avoir des ventes volontaires, les particuliers peuvent s'adresser au commissaire-priseur pour vendre un ou des objets. "J'ai alors un rôle d'expert", explique Serge Léontieff. "Dans le cas de la vente aux enchères à la suite de liquidation ou de saisie, il n'y a pas de prix de départ. L'objet est adjugé au plus offrant, c’est-à -dire à celui qui propose le prix le plus élevé. Chacun peut proposer ce qu'il veut mais le prix sera déterminé au final en fonction de la demande. En revanche, lors d'une vente volontaire, il y a un prix de départ que je fixe." Une vente aux enchères a lieu chaque mois le dernier vendredi ou le premier vendredi à Patutoa. La prochaine vente aux enchères est prévue le 4 mars prochain. Vous pouvez y trouver du mobilier, des objets d'art, de l'argenterie, du matériel informatique. A noter que les ventes de biens immobiliers sont gérées par le palais de justice. Fait-on des bonnes affaires ? Le commissaire-priseur regarde monter les enchères Lors des ventes aux enchères, on peut faire de bonnes affaires, mais on peut aussi avoir quelques regrets si on ne prend pas des précautions. Serge Léontieff recommande fortement aux personnes intéressées de venir voir les objets convoités lors des visites organisées la veille de la vente. "C'est très important, car vous pourrez voir les objets, les comparer, me poser des questions", souligne-t-il. Le commissaire-priseur recommande également de toujours se renseigner sur le prix neuf afin d'éviter d'acheter un objet plus cher que son prix à l'état neuf. "Ceux qui se font avoir sont ceux qui ne sont pas venus à la visite", insiste-t-il. Les voitures, vendues aux enchères, peuvent être de très bonnes affaires mais lors de la visite la veille n'hésitez pas à venir avec un connaisseur en mécanique, cela vous permettra d'avoir une véritable idée de ce que vaut la voiture. Lorsque vous achetez une vente aux enchères, il n'y a "pas de garantie, ni de réclamation possible, elle est vendue en l'état", rappelle Serge Léontieff. Comment se déroule une vente aux enchères ? Le commissaire-priseur adjuge cette voiture Les ventes aux enchères dirigées par le commissaire-priseur sont publiques et ouvertes à tous. Un programme détaillé précise les horaires prévus pour la vente des différents biens. Cela vous permet de venir uniquement au moment opportun. Le jour de la vente aux enchères, les objets sont montrés rapidement. Ce sont d'abord les véhicules qui sont mis en vente. Une vente aux enchères se passe comme celle que vous avez pu voir dans les films. Le commissaire-priseur joue alors le rôle d'un chef d'orchestre. Pour participer, faites un geste de la main pour signifier au commissaire-priseur que vous souhaitez porter une enchère supérieure. Pour les petits objets, il faut au moins proposer une enchère supérieure de 1 000 Fcfp et de 10 000 Fcfp pour les voitures. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous pouvez malgré tout participer aux enchères, c'est le commissaire-priseur qui se fera alors le messager de vos enchères. Il suffit que vous laissiez un chèque en dépôt du montant maximal de l'enchère que vous autoriserez. Une fois que vous avez remporté les enchères, vous repartez avec le bien sauf s'il est très volumineux, vous devrez alors le retirer dans les jours qui suivent. N'oubliez pas en plus du montant de l'objet, vous devrez vous acquitter de frais d'enregistrement à hauteur de 5% pour les ventes sur saisie et % pour les liquidations. Ajoutez à cela 9% pour les montants allant jusqu'à 150 000 Fcfp et 6 % pour les montants supérieurs à 150 000 Fcfp pour régler les honoraires du commissaire-priseur. Comment paye-t-on ? il faut payer avant de partir, trop tard pour changer d'avis Quand on remporte une vente aux enchères, il faut régler tout de suite le montant. Il faut donc être solvable et avoir, bien sûr, un moyen de paiement. Une vente aux enchères ce jeudi Une vente aux enchères publiques aura lieu ce jeudi 11 février. Elle fait suite à la liquidation judiciaire de Polydis, à côté de la Direction des transports terrestres. Les visites seront possibles le matin même entre 8 et 9 heures, à Fariipiti, à Papeete. La vente aux enchères débutera à 9 heures. Seront vendus divers appareils pour des impressions sur différents supports, du matériel d'affichage pour magasin, des chevalets de trottoir, des banderoles, des étagères, des bureaux, du matériel informatique et des objets divers. Commissaire-priseur, une "passion" pour Serge Léontieff Le commissaire-priseur inventorie les objets qui lui sont soumis, organise les ventes et dirige les enchères. Il n'y a qu'un seul commissaire-priseur en Polynésie française. C'est Serge Léontieff."Ce métier est une passion », confie-t-il. Mon père déjà était commissaire-priseur. J'aime le contact avec les gens. C'est un métier dur aussi car on va à la rencontre des personnes après que leur société a été liquidée ou leurs biens saisis. Souvent, on n'a pas pris le temps de leur expliquer ce qui se passe. J'explique aux gens qui sont dans le besoin comment cela va se passer. En plus j'ai l'avantage de parler tahitien. » Rédigé par Mélanie Thomas le Lundi 8 Février 2016 à 1426 Lu 8562 fois
Présentation Depuis bientôt 100 ans, Ouest Enchères Publiques se met à votre disposition pour défendre vos intérêts, vous conseiller, expertiser, et vendre aux enchères les biens que vous confiez. Actifs professionnels, véhicules, produits High-tech, objets d’art, tableaux, bijoux, montres, accessoires de luxe, vins et spiritueux, rétrogaming, jouets et militaria, nous avons développé un savoir-faire dans ces différents domaines. Que vous cherchiez à faire estimer, à vendre ou acheter aux enchères, notre équipe vous accueille dans ses deux hôtels des ventes à Nantes et à Rennes. Pour être alerté de nos prochaines ventes vous pouvez vous inscrire à notre newsletter. Un peu d’histoire C’est une nouvelle page de l’histoire de l’Etude qui s’ouvre en septembre 2021 avec l’ouverture d’un nouvel hôtel des ventes, 173 bis rue de Lorient à Vezin le Coquet – Rennes, où le département Objets d’art y est développé. En Mars 2020, Pierre-Guillaume Klein rejoint l’équipe de Ouest Enchères Publiques et prête serment en avril de la même année. Il se forme en matière de ventes et inventaires judiciaires auprès de François Antonietti et Juliette Jourdan. Il met en place une nouvelle méthodologie dans le département mobilier et objets d’art. Alban Perdereau est nommé commissaire-judiciaire à la résidence de Rennes. Issu de la même promotion que Juliette, ils ont l’idée d’un rapprochement naturel entre les deux capitales bretonnes. Après avoir été dix ans commissaire-priseur en région parisienne, c’est à Rennes qu’il s’établit. Il reprend les ventes de véhicules et développe la spécialité des ventes Rétrogaming. Juliette Jourdan intègre Ouest Enchères Publiques et prête serment en janvier 2012. Après avoir découvert lors de son premier inventaire un tableau de Jean Brughel adjugé 340 000 euros et tout en continuant l’implication de l’étude dans les procédures collectives, elle met en place les ventes Drugstore et développe les départements vin, spiritueux, mode, vintage, bijoux et accessoires de luxe, ainsi elle installe le rendez-vous des ventes Couture quatre fois par an à Nantes et Rennes. Après son grand-père Hyppolite et son père Jacques, François Antonietti prête serment en mars 1985. 3e génération de commissaire-priseur, il décide de se spécialiser dans le matériel industriel et professionnel au service notamment des procédures collectives auprès des tribunaux de Nantes. Sous son marteau sont adjugés véhicules, machines-outils, costumes de la Maison Peignon et même des avions ! En 1995, il installe l’Hôtel des ventes 24 rue du Marché commun à Nantes. En 2001, il créé la société de vente volontaire Ouest Enchères Publiques. Depuis sa retraite en 2020 il se consacre à une autre de ses passions celle des véhicules de collection. C’est en 1924 que Hippolyte Antonietti devient commissaire-priseur à Nantes. Ouest Enchères Publiques aujourd’hui Une activité et un savoir-faire prolongés sur le web avec les ventes LIVE. Les ventes sont retransmises en direct via le site Après inscription, vous accéderez aux ventes LIVE et pourrez déposer un ordre d’achat ou enchérir en direct et à distance via votre ordinateur, tablette ou smartphone. La société STEM, composée de 4 personnes, assure la logistique et le transport des ventes judiciaires et de certaines ventes volontaires. En chiffres 2 Hôtels de ventes Nantes et Rennes 3 commissaires-priseurs 15 collaborateurs 1 service judiciaire 1 service Expertise et Vente volontaire d’Actifs Professionnels 1 service Expertise et Vente Volontaire de Meubles et Objets d’Arts 1 service logistique et préparation des ventes Environ 1500 et 700 m² de bâtiment couvert Le commissaire-priseur judiciaire Adjugé, vendu ! » Le commissaire-priseur judiciaire est chargé de procéder à l’expertise, l’estimation aux prisées puis à la vente aux enchères de meubles et effets mobiliers corporels sur décision de justice dans le cas de procédures collectives redressement et liquidation judiciaires, successions, tutelles, réalisations de gage, crédits municipaux, saisies… Le commissaire-priseur est un officier ministériel nommé par arrêté du garde des Sceaux, ministre de la Justice ; il prête serment devant le tribunal de grande instance dans le mois suivant sa nomination. La profession est représentée auprès du ministre de la Justice par la SCPJ section commissaires-priseurs judiciaires. Suite à l’Ordonnance 2016-728 du 2-6-2016, la profession de commissaire-priseur judiciaire évolue pour devenir commissaire de justice résultant du rapprochement entre les huissiers et les commissaires-priseurs. On assistera à la naissance de cette nouvelle profession en juillet 2022. Le commissaire-priseur judiciaire est soumis à un tarif fixé par décret et les frais légaux de vente à la charge de l’acheteur sont de 14,28% en sus de l’enchère. La société de ventes volontaires Les sociétés de ventes volontaires sont apparues avec la réforme de la profession en 2001. Elles sont en charge de l’expertise et de la vente aux enchères publiques des biens mobiliers proposés par un vendeur volontaire, c’est-à -dire en dehors de tout contexte judiciaire. Les sociétés de ventes volontaires sont agréées par le conseil des ventes, organisme régulateur habilitant les teneurs de marteaux les ventes des sociétés de ventes volontaires sont dirigées par des commissaires-priseurs habilités. Les ventes de Ouest Enchères Publiques agrément 2002-220 sont dirigées par Juliette Jourdan, Alban Perdereau et Pierre-Guillaume Klein, commissaires-priseurs habilités. Les sociétés de ventes volontaires peuvent intervenir sur l’ensemble du territoire. Les frais acheteurs et vendeurs sont libres. Sauf exception Matériels roulants et BTP 13% HT TTC Mode, vin, mobilier, objets d’art, armes et jouets de collection HT 25% TTC Toutes les autres ventes HT 23% TTC
Zum Ersten, zum Zweiten… adjugé!» La voix est ferme, le mouvement du bras déterminé. Elle est penchée sur le pupitre qui lui sert de podium. Et l'écho du marteau scelle avec la régularité d'un métronome la vente des 170 tableaux ce soir avancés. La salle bruisse de commentaires marmonnés. Mais Claudia Steinfels doit la tenir en haleine, parce que le rythme est roi dans ce rituel. La commissaire-priseure, directrice de Sotheby's Suisse à Zurich, apprécie l'effervescence qui croît autour de l'art suisse, qu'il soit contemporain ou moderne. Par exemple quand les prix s'envolent pour battre des records, comme lors de la dernière vente, début juin à jours plus tard, dans les mêmes locaux. Les projecteurs ont été rangés, les fards atténués. Claudia Steinfels a revêtu sa veste de directrice d'entreprise. Avec Caroline Lang à Genève, cette Zurichoise est à la tête de Sotheby's Suisse depuis sept ans. Mais pour l'heure, Claudia Steinfels prend la pose pour la photo, devant le Portrait de Max Haufler signé Paul Camenisch. It's all right? J'apprécie moyennement ce genre de séance de pose malgré la beauté des couleurs.» Et la directrice d'arranger son collier, comme si le regard qui tombe du portrait de Camenisch lui avait comiquement enjoint de rectifier sa marché de l'art est un étrange imbroglio d'émotions, de hasards, de kilomètres et de curiosité. Cette femme de 41 ans, docteure en histoire de l'art, responsable du sponsoring culturel au Crédit Suisse de 1993 à 1995 avant d'être engagée par Christie's puis Sotheby's, sillonne donc la planète pour rechercher des perles rares, cultiver les relations ou enrichir son propre avoir de passionnée d'art contemporain. Pour elle, l'art, même objet de spéculation en temps de boom économique, est et reste une affaire de cœur. D'émotion. Surtout en Suisse. Ne comparons pas ce qui se passe ici avec la ruée à laquelle nous assistons en Chine ou en Russie. Cette frénésie de spéculation, d'investissement n'est pas sensible chez nous. Ce sont des collectionneurs passionnés, qui voyagent beaucoup et pas seulement à Art Basel. L'homme qui, il y a trois jours, a acheté la Vue du lac Léman depuis Saint-Prex de Hodler, qui a atteint 10,9 millions, l'attendait depuis longtemps», organise annuellement deux enchères consacrées à l'art suisse à Zurich. En 2006, ces ventes avaient rapporté 33 millions de francs. Or, avec la première enchère suisse 2007, Sotheby's a signé la meilleure vente d'art suisse jamais réalisée 25 millions de francs. L'intérêt pour le classique et pour une certaine représentation de la Suisse, peut-être conservatrice, s'est confirmé. Malgré l'apparition de millionnaires étrangers, les collectionneurs habitent surtout les environs de Zurich, et le marché est jugé stable, encouragé par la bonne santé son père, également commissaire-priseur, Claudia Steinfels a hérité très jeune la passion de l'art. En Suisse, en Italie, aucun voyage familial ne se faisait sans visite culturelle. Je n'ai pas fait de réaction de rejet. J'ai voulu en profiter.» Avec Sotheby's, Claudia Steinfels s'est spécialisée dans l'art impressionniste, moderne et contemporain. Il y a les émotions esthétiques, bien sûr. Mais il faut aussi gérer un commerce avec offre et demande, intérêts et clients. Il faut aimer les contacts humains, avec le collectionneur de porcelaine comme avec l'amateur d'art contemporain.» Femme – elles sont encore rares dans ce milieu – directrice d'entreprise avec douze collaborateurs, Claudia Steinfels commence par parler d'elle comme elle marchande. Au compte-gouttes, presque sur la défensive. Avant d'installer une relation de confiance. C'est son père qui lui a insufflé les secrets de la mise en scène du commissaire-priseur. Claudia Steinfels a épié, compris les rouages de la machine et les élégances du marteau. Une fois derrière le pupitre, la timidité n'a plus place même si vous brassez beaucoup d'argent. Il y a de la nervosité, mais c'est une histoire d'exercice pour sentir la vibration des gens.» De séduction aussi. Vous devez soigner deux personnes le vendeur et l'acquéreur. Ce dernier ne doit pas se sentir bafoué par des prix surfaits. Et puis, les gens veulent du tempo. Il faut empêcher que le client venu pour le lot 50 ne s'endorme après un quart d'heure.»Les ventes dirigées par Claudia Steinfels diffusent une note d'humour qu'elle qualifie de spontané. De quoi détendre l'atmosphère lorsque apparaît, sur l'estrade, la vache perplexe peinte en 1858 par Rudolf Koller devenue star de la vente, schweizerisch» par excellence. Claudia Steinfels insiste la Suisse n'a pas à rougir de ses peintres. Au contraire.Par le passé, nous n'avons pas eu les mêmes sources d'inspiration que les Italiens. Pas plus que nous n'avons eu de rois pour encourager des artistes. Aujourd'hui nous compensons cela avec le talent de nos créateurs et la passion de nos collectionneurs.» It's all right.
Les compétences du commissaire-priseur ne se limitent pas aux ventes aux enchères et à l'évaluation d'œuvres d'art. Il peut être amené à travailler en étroite collaboration avec un notaire lors du règlement d'une succession. Complémentaires pour une succession plus sereine Commissaire-priseur et notaire deux officiers ministériels aux compétences propres mais complémentaires Lors du règlement d'une succession, le partage des biens peut nécessiter des connaissances particulières afin d'estimer la valeur des biens mobiliers tableaux, bijoux, mobilier... et constituer les lots » qui seront ensuite répartis entre les héritiers. L'assistance d'un commissaire-priseur peut alors être nécessaire pour dresser l'inventaire de ces biens laissés par le défunt et établir une estimation article par article. Cet acte d'inventaire aura un avantage fiscal. L'inventaire établi par le notaire et le commissaire-priseur évite aux héritiers de devoir s'acquitter du "forfait mobilier" de 5 % s'appliquant d'office à l'actif successoral. Sans inventaire, pour une maison d'une valeur de 200 000 euros, l'administration fiscale retiendra d'office 10 000 euros au titre dudit "forfait mobilier". Alors que bien souvent, la valeur du mobilier en question est bien inférieure. Pourquoi payer des droits de succession plus importants alors qu'en faisant un inventaire, vous allez, dans la plupart des cas, faire des économies ? Dans cette hypothèse, le commissaire-priseur prend la réelle valeur du mobilier comme base d'imposition. Précision ce sont les héritiers qui choisissent l'estimation la plus avantageuse. Enfin, en faisant intervenir votre notaire, assisté par le commissaire-priseur, vous aurez la garantie de l'opposabilité de ces estimations à l'administration fiscale. Votre déclaration de succession sera irréprochable ! un avantage juridique. L'inventaire au domicile du défunt est une étape importante dans le règlement de la succession. Cela permet d'avoir une vision plus concrète du patrimoine de la personne décédée et d'envisager les différentes options possibles pour l'avenir. Mais, on n'est jamais à l'abri d'un contentieux entre les héritiers ! L'intervention conjointe du commissaire-priseur et du notaire aidera à apaiser les esprits. En dressant la liste des biens et de leur valeur, un partage des biens et objets mobiliers sera plus aisé. Si les héritiers souhaitent mettre en vente les biens, le commissaire-priseur aura alors la possibilité de mettre ces objets aux enchères, en salle des ventes. Une estimation au juste prix Faire intervenir un commissaire-priseur permet non seulement le recensement des biens mobiliers, mais également leur estimation article par article. Concrètement, le notaire, le commissaire-priseur et les héritiers se rendent au domicile du défunt et là , l'inventaire successoral peut débuter. Si le défunt possédait un coffre-fort à la banque, il devra également faire l'objet d'un inventaire ! Tout le monde devra alors se rendre à l'agence bancaire, dans la salle des coffres. Le commissaire-priseur et le notaire procéderont à l'ouverture et à l'inventaire de celui-ci. Cette formalité est obligatoire. Les espèces, bijoux et objets de valeur s'y trouvant doivent être comptabilisés et intégrés dans l'actif successoral et supporter les droits de succession. L'intervention de ces deux professionnels est donc complémentaire. Le notaire établit un acte authentique d'inventaire, dans lequel figure "la prisée" qui est confiée au commissaire-priseur. Cette formalité se distingue du simple constat d'huissier qui ne fait que recenser les biens. À savoir Par sa connaissance du marché et ses compétences en matière d'art, le commissaire-priseur fera une estimation "au juste prix" Commissaire priseur un officier public responsable Tout comme le notaire, le commissaire priseur judiciaire est un officier public, nommé par le Garde des sceaux. Ils sont tous les deux responsable des actes qu'ils accomplissent et doivent respecter des règles déontologiques strictes. C'est un autre point commun à ces deux professions. Le commissaire-priseur judiciaire exerce son métier dans le cadre d'un statut libéral judiciaire est sous contrôle du parquet dont dépend son office. À ce titre, il doit gérer son étude comme un chef d'entreprise. L'accès à la profession se fait par le rachat d'une étude ou des parts d'une société civile professionnelle de commissaire-priseur judiciaire. Outre les règles déontologiques liées à sa profession, le commissaire-priseur judiciaire est soumis à un statut strict inclus dans le Code de procédure civile. Il relève de l'autorité du Procureur de la République du tribunal de grande instance dont il dépend. Que pensez-vous de cet article ? La rédaction vous recommande
elles sont dirigees par le commissaire priseur